REPRENDRE, verbe Étymol. et Hist. 1. a) 1119 « corriger » ( Philippe de Thaon, Comput, éd. E. Mall, 2962); b) ca 1165 « blâmer » ( Benoît de Ste- Maure, Troie, éd. L. Constans, 20325); 2. a) ca 1140 « prendre de nouveau » ( Voyage de Charlemagne, éd. G. Favati, 615); ca 1200 reprendre son haleine ( Aliscans, éd. de Halle, 528: Reprent s'aleine); 1269-78 reprendre la parole ( Jean de Meun, Rose, éd. F. Lecoy, 14575); b) ca 1170 « rattraper un malfaiteur » ( Chrétien de Troyes, Erec, éd. M. Roques, 4384); 3. 1170-83 « recommencer » ( Wace, Rou, éd. A. J. Holden, 205: Reprist Loier sun filz la guerre); 4. a) mil. xiies. « joindre (une étoffe) » ( Alexandre, 251 in Elliott Monographs, n o36, p. 15); b) 2 emoit. xiiies. « se joindre, se remettre (de chair) » (Dit Empereur Constant, 230 ds T.-L.); 5. 1176 reprandre « prendre racine, prendre vigueur » ( Chrétien de Troyes, Cligès, éd. A. Micha, 1029); 6. ca 1225 se reprendre « revenir à » ( Reclus de Molliens, Miserere, éd. A.-G. van Hamel, 205, 4). Du lat. reprendere, forme contractée de reprehendere « saisir et empêcher d'avancer, retenir, arrêter », « reprendre, blâmer, critiquer », dér. de prehendere, v. prendre, préf. re-, fr. re-*, à partir duquel a dû se développer le sens de « prendre à nouveau ».
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