PRÉTENDU, -UE, part. passé, subst. et adj.
Étymol. et Hist. A. 1. a) Ca 1380 subst. fém. «ce à quoi on prétend, prétention» (
Jehan des Preis, Geste de Liège, éd. A. Borgnet et S. Bormans, 30216 d'apr.
Gloss. Philol. par A. Scheler, 1882, p.234); 1545 subst. masc. (
Lettre de Charles Quint1ds
Papiers d'État du cardinal de Granvelle, éd. Ch. Weiss, t.3, p.170);
b) av. 1558 adj. «auquel on prétend, revendiqué» (
Saint-
Gelais, I, 200 ds
Hug.);
2. av. 1614 adj.
maryé prétendu «futur mari» (
Brantôme, Dames, part. II, IX, 144,
ibid.); 1762 subst. masc., fém.
mon prétendu, ma prétendue (
Ac. qui qualifie cet empl. de ,,fam.``).
B. 1. 1568, 24 févr.
ceulx de la Religion prethendue reformée (Arch. de la Haute-Garonne, B 1907, fol. 143v
o);
2. 1611 «qui n'est pas ce qu'il paraît être» (
Cotgr.). Part. passé adj. et subst. de
prétendre*.