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notices corrigéescatégorie :
PRÉTÉRIT, subst. masc.
Étymol. et Hist. Ca 1245 (Henri d'Andeli, La bataille des VII ans, 378 ds OEuvres, éd. A. Héron, p.57). Empr. au lat. praeteritum (tempus) «(temps) passé», de praeterire «laisser en arrière, passer».

Mise à jour de la notice étymologique par le programme de recherche TLF-Étym :

Histoire :
1. prétérit « forme temporelle du passé (imparfait, aoriste, parfait) » (grammaire). Attesté depuis fin 12e siècle [par référence à la grammaire latine] (AelfricfH, page 105 : preteriti : del preterit, ut amatus : sicum est amez). Première attestation lexicographique : 1636 (Monet, Inventaire s.v. preterit : Preterit, tams preterit, an termes de Grammaire : Tempus præteritum. Tempus anteactum). - 
2. a. Vieux prétérit imparfait « imparfait ». Attesté depuis début 14e siècle (DonatgS, page 93, § 29 : A quoi congnois tu la premiere [conjugaison] ? A ceu qu'elle a a lonc devant re en present et en preterit imparfet del infinitif muef, si comme amare). - 
2. b. Vieux prétérit défini « passé simple ». Attesté depuis 1775 (Condillac, Cours d'étude, volume 1, page 285 : on dit encore que je fis est un prétérit défini, et j'ai fait un prétérit indéfini). - 
2. c. Vieux prétérit indéfini « passé composé ». Attesté de 1548 (Sébillet, Art poétique, page 94 : tu ne pourras faillir en le Aoriste, qui est un prétérit indéfiny) à 1901 (DG s.v. indéfini : prétérit –). - 

Origine :
Transfert linguistique : emprunt au latin praeteritum subst. neutre « temps du passé » (attesté depuis Varron, issu par conversion du participe passé de praeterire, TLL 10/2, 1017). Cet emprunt est attesté dès les premiers témoignages d'un discours grammatical français. Cf. Müller in FEW 9, 322b, praeterire 1 a β ; Städtler, Grammatiksprache 268 ; Städtler, TraLiPhi 37, 128 (avec les syntagmes preterit nient parfait, preterit parfait et preterit plus que parfait) ; parfait2*. On trouve, dans les textes du 17e siècle, des attestations reflétant une conception différente concernant preterit defini et preterit indefini, cf. par exemple, en 1660, Lancelot, Grammaire, page 103 : il y a deux sortes de preterit ; l'un qui marque la chose precisément faite, & que pour cela on nomme définy, comme j'ay escrit, j'ai dit […], & l'autre qui la marque indéterminément faite, & que pour cela on nomme indéfiny ou aoriste, comme j'ecrivis, je fis, ou encore, en 1690, Furetière1 s.v. Parfait : En termes de Grammaire on appelle le preterit parfait, un temps passé certain & defini, J'ay aimé, J'ai leu. Un parfait indefini, J'aymay, Je leus.


Rédaction TLF 1988 : Équipe diachronique du TLF. - Mise à jour 2007 : Thomas Städtler.. - Relecture mise à jour 2007 : Éva Buchi ; Stephen Dörr ; Jean-Pierre Chambon.