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notices corrigéescatégorie :
HYPERICUM, subst. masc.
Étymol. et Hist. 1314 ypericom (H. de Mondeville, Chirurgie, éd. A. Bos, § 1991, t. 2, p. 163); 1572 hypericum (J. Des Moulins, Matthiole, sign. 1c ds Gdf. Compl.). Empr. au lat.hypericum, hypericon « millepertuis », transcrivant le gr. υ ̔ π ε ρ ι κ ο ́ ν, υ ̔ π ε ́ ρ ε ι κ ο ν (v. André Bot.).

Mise à jour de la notice étymologique par le programme de recherche TLF-Étym :

Histoire :
Attesté depuis ca 1272 (MoamT, livre 2, chapitre 3, § 2 = DEAF I 399, 35 : [recette de remède destiné aux oiseaux de chasse] Prenez des mirobolains belliris [« les fruits du Terminalia bellirica »], de piretre et de ypericon). Première attestation de la graphie moderne : 1572 (Des Moulins, Matthiole, folio 71, in Gallica = GdfC 9, 777c : L'eau distillee d'hẏpericum en fleur beuë). Cf. aussi la forme hybride suivante : 1314 (HMondB, volume 2, page 163 : La .6. a noter est que l'en croit communement que aucunes medecines pendues au col du pacient, cuillees ou aucunes oraisons, curent les vraies fistules, si com aigremoine, ypericom et aucunes autres). À noter qu'à l'époque contemporaine, hypericum n'existe plus que comme équivalent latin chez les botanistes (qui utilisent millepertuis), tandis que les fleuristes en font un usage courant en français (résultat d'une recherche sur Internet). - 

Origine :
Transfert linguistique : emprunt au latin hypericum, hypericon subst. neutre « millepertuis » (attesté depuis Celse, TLL 6/3, 3150 ; André, Botanique), lui‑même emprunté au grec ύπερικόν subst. neutre « id.» (Liddell‑Scott s.v. ύπέρεικος). Le terme a été introduit en français par l'intermédiaire de traductions de traités rédigés en langue latine. Cf. von Wartburg in FEW 4, 525a, hypericon 2 ; Dörr in DEAF I 399‑400, s.v. *ipericon.


Rédaction TLF 1981 : Équipe diachronique du TLF. - Mise à jour 2006 : Nadine Steinfeld ; Aurore Koehl. - Relecture mise à jour 2006 : Takeshi Matsumura ; Stephen Dörr ; Hiltrud Gerner ; Éva Buchi.