GÉNITIF, subst. masc.
Étymol. et Hist. 1380 gramm. (
Jean Lefevre,
Vieille, éd. Cocheris, 2187). Empr. au lat.
genetivus/genitivus « de naissance, qui engendre, créateur » et aussi
genetivus (casus) « génitif ».
Mise à jour de la notice étymologique par le programme de recherche TLF-Étym :
Histoire :
« cas des langues à déclinaison exprimant, dans un syntagme nominal, une relation de subordination du premier terme par rapport au second » (grammaire). Attesté depuis 2e moitié 13e siècle (DonatbS, page 88, § 44 : Je connois la declinoison des patronymiques masculins a ce qu'ele met […] son genitif et son datif singulier en e). Pour l'emploi de genitif dans des jeux de mots sur le sens grammatical, cf. DMF2 s.v. ; Städtler, Grammatiksprache, pages 48‑57. -
Origine :
Transfert linguistique : emprunt au latin des grammairiens genitivus subst. masc. « deuxième cas des déclinaisons latines », variante phonétique de genetivus, de même sens (attesté depuis Quintilien [peut‑être déjà depuis Pline l'Ancien], TLL 6/2, 1805). Cet emprunt est attesté en continu depuis les premiers témoignages d'un discours grammatical français. Cf. Zumthor in FEW 4, 102b, genitivus ; Städtler, Grammatiksprache, pages 217‑218.
Rédaction TLF 1981 : Équipe diachronique du TLF. - Mise à jour 2008 : Thomas Städtler.. - Relecture mise à jour 2008 : Éva Buchi ; Stephen Dörr ; Takeshi Matsumura ; Gilles Pétrequin ; Nadine Steinfeld.