AILER, verbe trans.
Étymol. ET HIST. − xvies. trans. « donner des ailes à » (
Joach. Du Bellay,
Dial. d'un amour, [1522-1560] ds
Gdf. Compl. : Jamais le nepveu d'Atlas Ne fut las D'
ailer sa plante legere, Pour annoncer ça et la, Ce qu'il a En mandement de son pere); 1552 pronom. au fig. « prendre des ailes » (
Ronsard,
Amours, I, 106, éd. 1578,
ibid. : Par luy mon cœur
s'ala de la vertu Pour m'envoler par un trac non batu Jusqu'au giron des plus belles idees); encore ds
Cotgr. 1611. Repris au
xxes. en poésie, par Suarès, Cocteau, De Régnier.
Dér. de
aile*
; dés.
-er.