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Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

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ÉLUGER, verbe trans.
Région. Ennuyer, tracasser. Votre état de permanente souffrance m'embête, « m'éluge », m'afflige (Flaub., Corresp.,1872, p. 337).Anaïs se précipite vers moi : − Qu'est-ce que tu as mis? comment as-tu commencé? − Tu m'éluges, crois-tu que j'aie retenu ces choses-là par cœur! (Colette, Cl. école,1900, p. 203).
Empl. pronom. réfl. Ne t'éluge pas trop. La vie et la mort, c'est tout pareil, en les regardant en dessous (La Varende, Trois jour,1947, p. 284).
Rem. On rencontre ds la docum. le subst. masc. élugement. C'est ben ça qui l'a mise là, ma pauv'mé, trop d'élugement, trop d'fatigue! a travaillait comme dix, nonobstant ses quatre-vingt-douze (Maupass., Contes et nouv., t. 1, Diable, 1886, p. 236).
Étymol. et Hist. xviies. norm. (D. Ferrand, La Muse normande, I, 4, 20, III, 306, 16 ds Héron). Dér. (préf. é-*) du verbe dial. norm. luger « troubler » (D. Ferrand, loc. cit.), empr. à l'a. nord. lyja « frapper, briser » (FEW t. 16, p. 494a; De Vries Anord., p. 369b). Fréq. abs. littér. : 6.