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ÉGÉRIE, subst. fém.
[P. allus. à la nymphe qui conseillait Numa Pompilius, roi des Romains] Femme qui passe pour l'inspiratrice d'un homme politique, d'un écrivain, d'un artiste. Je serais député, je ne ferais point de « boulettes », car je consulterais mon égérie dans les moindres choses (Balzac, Cous. Bette,1846, p. 288):
Nous aimerions avoir connu Mmede Pompadour qui protégea si bien les arts, et nous nous serions autant ennuyés auprès d'elle qu'auprès des modernes égéries, chez qui nous ne pouvons nous décider à retourner tant elles sont médiocres. Proust, Le Côté de Guermantes 1,1920, p. 569.
Au fig. [En parlant d'une chose personnifiée] Source d'inspiration. L'étude m'a toujours semblé (...) une sorte d'égérie désintéressée (Vigny, Journal poète,1862, p. 1366).
Prononc. et Orth. : [eʒeʀi]. Ds Ac. 1932. Étymol. et Hist. 1846 (Balzac, Comédiens, p. 350). Empr. au lat.Egeria, nom d'une nymphe que Numa Pompilius disait consulter avant de donner les lois aux Romains. Fréq. abs. littér. : 11.