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ÉCHEVINAGE, subst. masc.
A.− Fonction d'échevin; durée de cette fonction. Quelque bourgeois y a gravé [sur la porte] les insignes de sa « noblesse de cloche », la gloire de son échevinage oublié (Balzac, E. Grandet,1834, p. 6).
B.− Corps des échevins d'une ville. Il était quatre heures lorsque nous nous rendîmes chez le doyen de l'ancien échevinage (Jouy, Hermite,t. 5, 1814, p. 34).Une réponse par laquelle M. l'échevin m'assurait que les marmots de la rue Saint-Jacques étaient dignes de la sollicitude de l'échevinage parisien (France, Opinions J. Coignard,1893, p. 133).
Prononc. et Orth. : [eʃv̭ina:ʒ]; mais parfois, dans la conversation cour. : [ε ʃv̭ina:ʒ]; cf. échelon. è est même la seule prononc. donnée ds Pt Rob. Le mot est admis ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. 1219 eschevinage « corps, réunion des échevins » (Cartulaire de Cysoing, p. 107 ds Gdf. Compl.); 2. xiiies. « fonction d'échevin » (De quoi vienent li traïtor..., éd. G. Straka, 50 ds Neuphilol. Mitt. t. 38, 1937, p. 138); 3. 1281 « territoire administré par des échevins » (Coutumes de Bruges ds Littré Suppl.). Dér. de échevin*; suff. -age*. Fréq. abs. littér. : 6.