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VESPÉRIE, subst. fém.
A. − HIST. DE L'ENSEIGN. Dernier acte des études de théologie ou de médecine que soutenait un licencié devant un jury avant d'être reçu docteur. Pécopin savait beaucoup de choses. C'était (...) un cavalier d'esprit qui était homme à soutenir bravement une vespérie. Il avait des lettres (Hugo, Rhin, 1842, p. 199).
B. − Au fig., vx, fam. Réprimande, semonce. Son père lui a fait une rude vespérie (Ac. 1798-1878).
Prononc. et Orth.: [vεspeʀi]. Ac. 1694, 1718 vesperie; dep. 1740 -pé-. Étymol. et Hist. 1. a) 1561 « dernier acte soutenu avant de devenir docteur » (Gilles Corrozet ds Lar. Lang. fr.); 1562 (Advertiss. au roy sur la réformat. de l'Univ. de Paris ds Gdf. Compl.); b) 1690 « thèse soutenue dans les collèges l'après-midi » (Fur.); 2. 1680 « réprimande » (Rich., qui note ,,ne peut entrer que dans le stile le plus simple``). Empr. au lat. ecclés.vesperia, sens 1 a, s.d. ds Blaise Latin. Med. Aev.; 1328, Nicolas Trivet ds Du Cange.