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VARENNE, subst. fém.
A. − Terrain inculte où l'on fait paître les bestiaux et que fréquente le gibier. Défricher landes et varennes (Pommier, Paris, 1866, p. 21).
HIST. Territoire qui était réservé aux chasses royales. La varenne du Louvre. La Varenne de Saint-Maur (Fén. 1970).
B. − Région. (Centre, Ouest notamment). ,,Assez bonne terre arable limoneuse et un peu sableuse`` (Plais.-Caill. 1958). Les alluvions combinées du Cher et de la Loire ont formé en amont et en aval de Tours le pays des Varennes par excellence. Ces sables gras sont d'une fertilité merveilleuse, à condition d'assainir, drainer, endiguer, le sol de la vallée (Vidal de La Bl., Tabl. géogr. Fr., 1908, p. 166).
Prononc. et Orth.: [vaʀ εn]. Att. ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist. 1. 1268 varenne « domaine de chasse réservée » (doc. ds Du Cange, s.v. warenna); 2. 1563 varaine, varenne « sorte de terre » (Palissy, Recepte ver., p. 48 et p. 381 ds Hug.); 3. 1606 varene « plaine d'une vallée » (Nicot); 1684 varenne « terrain inculte que le gibier fréquente et où paissent quelques bestiaux » (Fur.). Autre forme de garenne*. Att. comme nom de lieu dès le vies. (Varenna monasterium [Nièvre] ds DEAF, col. 248).