× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
VAGISSEMENT, subst. masc.
A. − Cri de l'enfant nouveau-né. Derrière le lit, dans un petit berceau d'osier, l'enfant criait, et, à chacun de ses vagissements, la mère, torturée, essayait un mouvement (Maupass., Contes et nouv., t. 1, Enf., 1882, p. 683).
P. métaph. Il a arrêté la voiture à côté du planétarium, nous avons descendu les gradins du promontoire pour entendre de plus près le vagissement des eaux bleuissantes (Beauvoir, Mandarins, 1954, p. 535).
P. anal. Cri faible et plaintif de certains animaux et notamment du lièvre. Dans le golfe de Talcahuano, au Chili, on entend les vagissements des veaux marins de la Quirine, les remous de la Mocha et l'appel des grands oiseaux de proie nocturnes qui se cherchent pour la pariade (Cendrars, Dan Yack, Confess. Dan Yack, 1929, p. 285).
B. − Au fig., au plur. Manifestations de quelque chose qui vient de voir le jour. Synon. balbutiements (v. balbutiement).Dans cette vitrine de notre aïeul [l'Homo Sapiens], j'entends, je vois les premiers vagissements de la science et de la religion (Barrès, Pitié églises, 1914, p. 194).L'esthétique de nos modernes veut ramener la littérature à ses vagissements (Benda, Fr. byz., 1945, p. 262).
Prononc. et Orth.: [vaʒismɑ ̃]. Att. ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist. 1. 1500 « cri d'enfants nouveau-nés » (O. de St-Gelais, Eneide, éd. Th. Brückner, 942-4: pleurs et vagissemens D'enffans petits que mors [...] Avoit privez par sort de doulce vie); 2. 1829 fig. le vagissement mystérieux d'une âme qui s'éveille à la vie (Sainte-Beuve, Vie et pens. J. Delorme, p. 7); 3. 1845 « cri du lièvre » (Besch.). Dér. du rad. de vagir*; suff. -ment1*. Fréq. abs. littér.: 56. Bbg. Gohin 1903, p. 319.