× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
URAEUS, subst. masc.
ANTIQ. ÉGYPTIENNE. Figure de cobra à la queue lovée, à la tête dressée, qui ornait au sommet du front la coiffure des pharaons, des divinités, ou les temples, les bijoux, etc.; symbole royal et divin. Autour du petit front (...), l'uraeus d'or s'enroulait, aux yeux d'émeraude, dardant au-dessus de la tête de la jeune femme sa double langue de rubis (Benoit, Atlant., 1919, p. 179).L'une [des plaques pectorales] de Sésostris II (...) montre (...) le cartouche du roi (...). De chaque côté, le faucon coiffé de la double couronne (...). Derrière la nuque de chaque faucon, un uraeus (= serpent sacré, de la famille des cobras), lové autour du disque solaire, porte au cou la croix ansée (C. Desroches-Noblecourt, L'Art égyptien, 1962, p. 97).
Prononc.: [yʀeys]. Étymol. et Hist. 1529 ureus (G. Tory, Champfleury, foLXXIII vo[citant Horapollon]: celluy Serpent est dict et apelle des dicts Egyptiens Vreus. C'est a dire, Basilisc), attest. isolée; 1822 uréus (J.-F. Champollion, Lettre à Dacier ds Précis du système hiéroglyphique des anciens Égyptiens, Paris, 1828, p. 69: [cartouche] soutenu par deux uréus ou aspics royaux); 1858 uraeus (Gautier, Rom. momie, p. 282). Forme latinisée du gr. ο υ ̓ ρ α ι ̃ ο ς, donné par Horapollon comme le nom égyptien du cobra (Horapollon, Hieroglyphica, éd. C. Leemans, Amsterdam, 1835, I, 1, p. 2: ο ́ φ ι ν [...] ο ́ ν κ α λ ο υ ̃ σ ι ν Α ι ̓ γ υ ́ π τ ι ο ι Ο υ ̓ ρ α ι ̃ ο ν, ο ́ ε ̓ σ τ ι ν Ε λ λ η ν ι σ τ ι ̀ β α σ ι λ ι ́ σ κ ο ν; v. aussi Liddell-Scott et NED). Deux hyp. ont été proposées, concernant l'orig. égyptienne du gr. ο υ ̓ ρ α ι ̃ ο ς, la deuxième ayant la préférence des spécialistes (renseignements communiqués par P. Swiggers): − soit jr.t, part. actif fém. signifiant propr. « celle qui se dresse, qui s'érige » (Erman ds Z. für ägyptische Sprache 46, 1909, 99-103); − soit wrrj.t propr. « celle qui devient grande, qui croît », part. actif fém. de wrr « devenir grand » (le part. s'appliquant au serpent), d'apr. J. Osing, Die Nominalbildung des Ägyptischen, Mainz, 1976, p. 196, qui propose la reconstruction suiv.: wrér - j/wt. Fréq. abs. littér.: 11.