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UNIVERSALISME, subst. masc.
A. − Caractère universaliste d'une théorie, d'une doctrine, d'un système. Universalisme de Diderot. L'impérialisme bolchevique, avec son effort d'expansion mondiale, paraît annoncer l'époque où ne seront plus en présence ici-bas que l'universalisme de l'antéchrist et l'universalisme du Christ (Maritain, Primauté spirit., 1927, p. 140).Le communisme (...), dans la mesure du moins où il demeure fidèle à l'universalisme marxiste, consiste à croire que l'individu sera parfaitement réconcilié avec lui-même lorsqu'il sera intégralement réconcilié avec autrui (Lacroix, Marxisme, existent., personn., 1949, p. 110).
B. − Spécialement
1. FR.-MAÇONN. ,,Aspiration de l'ordre maçonnique à voir naître un monde fondé sur le consentement universel et sur l'affirmation d'un droit égal au bonheur de tous les peuples et de toutes les races`` (Faucher 1981).
2. PHILOS. ,,Toute doctrine qui considère la réalité comme un tout unique, ce qui revient à dire universel, dans lequel les individus ne peuvent être isolés, si ce n'est par abstraction`` (Lal. 1968).
3. RELIG. ,,Religion ou croyance suivant laquelle tous les hommes sont appelés au salut final et qui, en conséquence, s'adresse à toute l'humanité`` (Thinès-Lemp. 1975).
P. anal. À la différence de l'hitlérisme le marxisme est un universalisme: nul en droit n'est exclu de son salut (Lacroix, Marxisme, existent., personn., 1949, p. 14).
Prononc.: [ynivε ʀsalism̭]. Étymol. et Hist. 1. 1823 « système de ceux qui n'admettent pour principe, pour autorité, que l'assentiment universel, ce que tous les hommes appellent bon ou beau, juste ou vrai » (Boiste); 2. 1872 relig. (Littré); 3. 1877 « caractère d'une doctrine, d'une religion universaliste » (Pressensé ds J. des débats, 31 mars, p. 3eds Littré Suppl. 1877); 4. 1922 philos. (C. Ranzoli et L. Boisse d'apr. Lal. 1932). Dér. sav. de universel*; suff. -isme*. Au sens 2, cf. angl. universalism (1805 ds NED). Fréq. abs. littér.: 30.