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* Dans l'article "TUBERCULISER,, verbe trans."
TUBERCULISER, verbe trans.
MÉD. HUM. ET VÉTÉR. Rendre tuberculeux; en partic., rendre un cobaye tuberculeux, en lui injectant de la tuberculine à des fins expérimentales. L'expérimentation (...) établit que le lait d'une vache tuberculeuse est capable de tuberculiser l'animal (Macaigne, Précis hyg., 1911, p. 239).Il faut de 10 à 50 bacilles virulents pour tuberculiser un cobaye (Roger dsNouv. Traité Méd.fasc. 41925, p. 176).
Empl. pronom. passif. Devenir tuberculeux. Il existe déjà fréquemment quelques tubercules dans les poumons; puis, peu à peu, d'autres organes se tuberculisent (Calmette, Infection bacill. et tubercul., 1920, p. 143).
Part. passé en empl. adj., p. méton. et p. plaisant. Envoie-moi quelques cartes illustrées (...) de Nervi. Ne séjourne pas dans les hôtels de ce dernier lieu, je les crains très tuberculisés (Valéry, Corresp.[avec Gide], 1908, p. 414).
Prononc.: [tybε ʀkylize], (il) tuberculise [-li:z]. Étymol. et Hist. [1840 indirectement att. par tuberculisation*] 1855 intrans. et pronom. (Littré-Robin). Dér. de tubercule*; suff. -iser*; cf. angl. to tuberculize (1847-49, v. NED).
DÉR.
Tuberculisable, adj.,méd., rare. Susceptible d'être tuberculisé. Si, comme le prétend Chaussé, il suffisait d'un seul bacille pénétrant dans un alvéole pour engendrer une tuberculose, on comprendrait moins encore, eu égard à l'abondance relative et à l'ubiquité des germes tuberculeux, qu'il restât (...) à la surface du globe un homme ou un animal tuberculisable épargné par la maladie (Calmette, Infection bacill. et tubercul., 1920, p. 140). [tybε ʀkylizabl̥]. 1reattest. 1890 (Nocard et Leclainche, in J. Rochard, Encyclopédie d'hygiène, II, p. 146 ds Quem. DDL t. 8); de tuberculiser*, suff. -able*.