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TRANSGRESSEUR, subst. masc.
Celui qui enfreint une loi. Toute éthique peut être absente du surnaturel des primitifs: ses lois sont capricieuses; elles ne présentent pas nécessairement des rapports avec le bien de la société et négligent complètement les intentions du transgresseur. Une fois la règle enfreinte, il n'est puissance au monde qui saurait parer au désastre (Lowie, Anthropol. cult., trad. par E. Métraux, 1936, p. 328).
En appos. avec valeur d'adj. L'évêque de Lyon parle souvent de l'apostasie des anges transgresseurs. Il distingue le serpent maudit et les anges apostats, pour qui a été préparé le feu éternel (Théol. cath.t. 4, 11920, p. 345).
Prononc. et Orth.: [tʀ ɑ ̃sgʀ εsœ:ʀ], [tʀ ɑ ̃z-]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. xives. (Bible hist. de Guiart Des Moulins, Bibl. nat. fr. 15392, fol. 236 ds Trénel, p. 216: je t'ai nommé transgresseur ce est trespasseeur des le commandemenz [Is. XLVIII, 8: transgressorem ex utero vocavi te]). Empr. au lat. chrét.transgressor « celui qui enfreint (la loi de Dieu), pécheur » (déb. iiies., Tertullien ds Blaise Lat. chrét.). Bbg. Gohin 1903, p. 233.