× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
TOKHARIEN, -IENNE, adj. et subst. masc. sing.
I. − Adj. Qui appartient à un peuple d'origine indo-européenne vivant autrefois en Asie centrale. (Dict. xxes.).
II. − Subst. masc. sing., LING. Langue indo-européenne du Turkestan chinois découverte à la fin du xixes., attestée par des documents en deux dialectes différents datés du xiies. de notre ère. On a trouvé dans le Turkestan chinois des textes fragmentaires, en deux langues étroitement apparentées l'une à l'autre mais géographiquement distantes; à l'une, les déchiffreurs ont donné le nom de « tokharien A », à l'autre celui de « tokharien B » (A. Meillet, Introd. à l'ét. compar. des lang. indo-européennes, 1937, p. 57).La découverte, au début du XXesiècle, de nouvelles langues, comme le tokharien et le hittite (...) est venue renforcer la conception d'un indo-européen évoluant dans le temps (A. Martinet, Des steppes aux océans,1986, p. 14).
Empl. adj. Qui appartient à cette langue. Les trouvailles faites en Asie centrale ont révélé l'existence, avant le Xesiècle ap. J.-C., de parlers indo-européens jusqu'ici inconnus, dits « tokhariens », dont peu de textes sont encore interprétés (...); les textes conservés de cette langue offrent deux dialectes dits A et B; le dialecte B était parlé à Koutcha au VIIesiècle ap. J.-C. (A. Meillet, Introd. à l'ét. compar. des lang. indo-européennes, Paris, Hachette, 1922, p. 52).
Prononc.: [tɔkaʀjε ̃], fém. [-jεn]. Étymol. et Hist. 1911 adj. et subst. (S. Levi, Étude des documents tokhariens de la mission Pelliot ds Journal asiatique, 10esérie, t. 17, p. 431: [une de ces langues] a reçu de M. F.W.K. Müller un nom de baptême que l'usage a consacré; c'est le « tokharien »). Empr., puis adapt. au moyen du suff.-ien*, à l'all. tocharisch (1907, F.W.K. Müller ds Sitzungsberichte der Preussischen Akademie der Wissenschaften, 1907, p. 960: tocharische Sprache; 1908, E. Sieg et W. Siegling, Tocharisch, Die Sprache der Indoskythen, ibid., 1908, p. 915) formé d'apr. le gr. Τ ο ́ χ α ρ ο ι (Strabon), lat. Tochari (Just.), Thocari (Pline), nom d'un peuple d'Asie Centrale (cf. Kl. Pauly, s.v; Tocharoi). L'identification de la langue tokharienne, découverte à la fin du xixes. dans le Turkestan chinois, avec la langue des Tochari est controversée (v. Kl. Pauly; Lang. Monde 1952, p. 35; Klein Etymol.; Encyclop. brit.).