× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
TERRE-NEUVAS, TERRE-NEUVIER, subst. masc.
MAR., PÊCHE
A. − Navire utilisé pour la pêche à la morue sur les bancs de Terre-Neuve et, p. ext., en d'autres lieux. Synon. rare terre-neuve (v. ce mot B).Et puis ces contes hallucinants, dont les personnages galopaient toute la nuit dans mes rideaux, signalaient la rentrée des Terre-Neuviers dans le port (Lorrain, Sens. et souv., 1895, p. 234).Fusil lance-amarre (utilisé pendant les campagnes de pêche pour projeter sur les terres-neuvas le courrier adressé aux marins) (Admin. P. et T., 1964, p. 20).
Empl. adj. Navire, bâtiment terre-neuvier (Ac. 1798-1935). Navire, pêcheur terre-neuvas (Rob.).
B. − Marin qui pratique cette pêche. Synon. rare et vieilli terre-neuvien (v. ce mot C).L'existence de classes et de leçons, qui semble rabâcher éternellement l'adolescence (...) avait glissé sur lui comme les brumes de l'Atlantique sur le ciré d'un terre-neuva (Tharaud, Péguy, 1926, p. 110).
P. métaph. L'écrivain, là-dedans? Terre-neuvas de l'intime, Capitaine Courageux de lui-même, il sort par tous ses temps. Et le ciel du dehors et le ciel du dedans, il faut qu'il les affronte (Le Monde aujourd'hui, 2-3 juin 1985, p. VIII).
Rem. Terre-neuvier a été empl. pour désigner un chien originaire de Terre-Neuve. (Ds Ac. 1878, 1935, Littré). V. terre-neuve A.
Prononc. et Orth.: [tε ʀnœva], [-vje]. Ac. 1762, 1798: Terre-Neuvier (majuscules), dep. 1835: terre-neuvier (minuscules) (id. ds Littré). Lar. Lang. fr., Rob. 1985: terre-neuvas [tε ʀnœva], terre-neuvien ou terre-neuvier. Plur. des terre-neuviers, -neuviens, -neuvas. Prop. Catach-Golf. Orth. Lexicogr. Mots comp. 1981, p. 274: terreneuvas, terreneuvien ou terreneuvier, plur. des terreneuvas, terreneuviens ou terreneuviers. Tharaud, loc. cit. et Gruss 1978: terre-neuva. Forme terre-neuve, v. ce mot B. Étymol. et Hist. I. Terre-neuvier 1. a) 1609 subst. « marin qui se rend à Terre-Neuve » (M. Lescarbot, Histoire de la nouvelle France, 286 d'apr. R. Arveiller ds R. Ling. rom. t. 47, p. 203: Que la conoissance des voyages du Capitaine Iacques Quartier est necessaire principalement aux Terre-neuviers qui vont a la pecherie); b) 1752 subst. et adj. (Trév.: Terre-Neuvier. C'est le nom qu'on donne proprement aux habitans de l'île de Terre-neuve dans le Canada, mais on le donne encore par extension aux marchands qui vont dans cette île à la pêche des morues. On le donne quelquefois à de certains navires équippés pour aller à cette pêche sur le grand banc. Un terre-neuvier Nantois); 2. 1872 (Littré, s.v. Terre-neuve: on dit aussi chien terre-neuvien et terre-neuvier). II. Terre-neuvas 1904 subst. (Nouv. Lar. ill.: Terre-neuvas. Nom donné principalement en Bretagne aux bateaux équipés pour aller pêcher la morue sur le banc de Terre-Neuve. Le pêcheur lui-même). I dér. de Terre-Neuve nom d'une île d'Amérique du Nord (v. terre-neuve); suff. -ier*. II var. dial. de l'Ouest (cf. FEW t. 13, 1, p. 260a) de terre-neuvier, terre-neuvien. Bbg. Kemna 1901, pp. 65-66. − Quem. DDL t. 21.