× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
SYNDÉRÈSE, subst. fém.
THÉOL. [Chez les aut. scolast.] Faculté des premiers principes d'ordre pratique conduisant les opérations de jugement moral. Lucifer se complait toujours dans sa faute, mais il a horreur de la peine qu'il subit. Tout ce qu'il délibère et tout ce qu'il fait est mal; il n'a aucune vertu. La cause de son obstination est double: son endurcissement dans le mal et la punition de sa faute par Dieu. Il n'a pas de puissance sensible naturelle. La syndérèse lui reste (Théol. cath.t. 4, 11920, p. 394).
P. ext. Remords de conscience. Il me semble que Washington, retiré dans son champ de la Virginie, ne devait pas éprouver les syndérèses de Bonaparte attendant l'exil dans ses jardins de la Malmaison (Chateaubr., Mém., t. 2, 1848, p. 634).
Prononc. et Orth.: [sε ̃deʀ ε:z]. Ac. 1694, 1718: synderese; dep. 1740: syndérèse. Étymol. et Hist. Ca 1470 sinderese « remords de conscience » (doc. ds Gdf. Compl.); 1495-96 [éd.] synderese « id. » (Jean de Vignay, Miroir historial, IX, 20, t. 2, fo10 ro). Empr. au lat. médiév.synderesis, var. de synteresis « conservation », terme de philos. scolast., empr. au gr. σ υ ν τ η ́ ρ η σ ι ς dér. du verbe σ υ ν τ η ρ ω ̃ « conserver ». L'hésitation entre le t et le d en lat. médiév. est sans doute due au fait que l'on expliquait le mot tantôt en fonction du verbe σ υ ν τ η ρ ω ̃ « conserver », tantôt comme venant de σ υ ν δ ι α ι ́ ρ η σ ι ς signifiant à peu près « résumé, synthèse des principes moraux ». Voir FEW t. 12, p. 500.