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* Dans l'article "SYNCRISTALLISER,, verbe intrans."
SYNCRISTALLISER, verbe intrans.
CHIM. [Le suj. désigne deux ou plusieurs corps] Cristalliser ensemble, en proportions quelconques, dans un produit cristallin homogène. Dans la très grande majorité des cas, les espèces qui syncristallisent ont des structures du même type et sont strictement homéomorphes. Il est certain que la syncristallisation est, à cet égard, plus exigeante que l'accolement mutuel (Friedel, Cristallogr., 1926, p. 549).
Prononc.: [sε ̃kʀistalize], (il) syncristallise [-li:z]. Étymol. et Hist. 1923 (d'apr. Rob.). Formé de syn- (gr. σ υ ́ ν prép. et adv. « avec, ensemble », cf. synagogue) et de cristalliser*.
DÉR. 1.
Syncristallisable, adj.,chim. [En parlant de corps chimiques] Qui peuvent syncristalliser. Il n'en est pas moins vrai que très souvent deux substances qui sont à la fois homéomorphes et syncristallisables ont des constitutions chimiques du même type (Friedel, Cristallogr., 1926, p. 539).− [sε ̃kʀistalizabl̥]. − 1reattest. 1926 id.; de syncristalliser, suff. -able*.
2.
Syncristallisation, subst. fém.,chim. Action de syncristalliser; résultat de cette action. On connaît un petit nombre d'exemples de syncristallisation sans homéomorphisme ni identité de formules. Tel est notamment celui des mélanges du chlorure d'ammonium avec le perchlorure de fer (Friedel, op. cit., p. 542).G. Friedel (1926) a proposé de considérer la syncristallisation, dont Mitscherlich avait inauguré l'étude au XIXesiècle, comme une manifestation nouvelle du phénomène des macles et des orientations mutuelles d'espèces différentes (Hist. gén. sc., t. 3, vol. 2, 1964, p. 472).− [sε ̃kʀistalizasjɔ ̃]. − 1reattest. 1908 (Lapparent, Minér., p. 365); de syncristalliser, suff. -(a)tion*.