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SONNAILLER, verbe intrans.
Fam., péj. Sonner, tinter comme des sonnailles; sonner légèrement et à petits coups; sonner souvent et inutilement. Joseph tira le lourd trousseau de clefs qui sonnaillait toujours dans sa poche et tenait à sa ceinture par une chaînette d'acier (Duhamel,Passion J. Pasquier, 1945, p. 68).
REM.
Sonnaillant, -ante, part. prés. en empl. adj.Qui fait sonner ses sonnailles; qui tinte comme des sonnailles; p. ext., péj., qui résonne avec un bruit métallique désagréable. Il précipite d'un bout à l'autre du clavier poussif une vertigineuse gamme chromatique; la voix lointaine, sonnaillante du vieux piano s'essouffle à suivre les doigts (Martin du G.,Devenir, 1909, p. 31).
Prononc. et Orth.: [sɔnɑje], [-a-], (il) sonnaille [-ɑ:j], [-aj]. Att. ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist. I. 1762 fam. « sonner souvent et sans besoin » (Ac.). II. 1. 1909 part. prés. adj. (Martin du G., loc. cit.); 1945 « faire entendre un bruit métallique désagréable » (Duhamel, loc. cit.); 2. 1920 mules sonnaillantes (Claudel, Père humil., p. 492). I dér. de sonner*; suff. -ailler*. II dér. de sonnaille*; dés. -er; le part. prés. adj. est relevé antérieurement au verbe.