× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
SINE QUA NON, loc. adj. inv.
[Gén. en it., le plus souvent avec le subst. condition] Qui est absolument indispensable, sans quoi l'affaire en question ne peut devoir s'accomplir, avoir lieu. Le commerce international était la condition première, et sine qua non, de notre perfectibilité (Proudhon,Syst. contrad. écon., t. 2, 1846, p. 5).Les sacrements sont causes sine qua non: en raison d'un décret divin, à la réception du sacrement correspond la collation de la grâce (Théol. cath.t. 14, 11939, p. 587).
Empl. subst. masc. L'expression elle-même. Nous nous débattîmes vainement, le sine qua non retentissait sans cesse au fond de nos cœurs (Las Cases,Mémor. Ste-Hélène, t. 2, 1823, p. 473).Condition impérative. Le mensonge était devenu pratique courante: psychologiquement, c'était le sine qua non de la survie (Le Nouvel Observateur, 5 oct. 1966, p. 17, col. 1).
Prononc. et Orth.: [sinekwanɔn]. Ac. 1878: sine quâ non; 1935: sine qua non. Prop. Catach-Golf. Orth. Lexicogr. 1971, p. 243: une (condition) siné qua non, plur. des (conditions) siné qua non. Étymol. et Hist. 1565 les conditions sine qua non (cité ds Lettres de Catherine de Medicis, éd. H. de La Ferrière, t. II, introd., p. XCIX); à nouv. au xviiies. 1777 c'etoit une condition sine qua non (Cour. de l'Europe, 16 décembre [II, p. 456] ds Proschwitz Beaumarchais, p. 299); 1838 empl. subst. (Stendhal, Mém. d'un touriste, Paris, J.-J. Pauvert, 1955, p. 131). Loc. venant du lat. des scolastiques signifiant littéral. « [condition] sans laquelle non » c'est-à-dire « sans laquelle il n'y a rien à faire », comp. de sine « sans », de qua ablatif fém. du pron. rel. qui, qui* et de non « ne... pas, non », v. non. Bbg. Greimas (A.-J.). Nouv. dat. Fr. mod. 1952, t. 20, p. 307. − Quem. DDL t. 31.