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SCRIPTORIUM, subst. masc.
HIST. Atelier des monastères dans lequel travaillaient les copistes; p. ext., école de scribes ou d'enlumineurs que l'on trouvait notamment au cours du haut Moyen Âge et à l'époque romane dans divers centres ecclésiastiques ou laïcs (scriptoria royaux ou impériaux) (d'apr. Encyclop. univ. t. 20 1975, p. 1751). C'est au scriptorium que le parchemin était préparé, mis en cahiers puis confié aux scribes et aux enlumineurs (Encyclop. univ.,).À une période où les scriptoria latins suivent des usages différents de ceux des ateliers de Grèce ou d'Asie, le manuscrit grec copié en Europe occidentale ne peut être fait que selon la technique propre des centres de copie latins (J. Leroyds Codicologica, t. 2, Leiden, E.-J. Brill, 1978, p. 52).
Prononc. et Orth.: [skʀiptɔ ʀjɔm]. Plur. des scriptoria (J. Leroy, loc. cit.) ou des scriptoriums. Étymol. et Hist. 1852 (Lenoir, Archit. monast., p. 45). Lat. médiév. scriptorium, de même sens que le fr., en b. lat. « style pour écrire sur la cire » (v. écritoire), de scriptorius « qui sert à écrire », dér. de scriptor « secrétaire; écrivain, auteur ».