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SAUVETÉ, subst. fém.
Vieilli ou littér. Le fait de ne pas être en péril, d'être en sécurité, hors de danger. Le connétable se retira à sauveté (...) sous une porte (Chateaubr., Ét. ou Disc. hist., t. 4, 1831, p. 57).
Prononc. et Orth.: [sov̭te]. Att. ds Ac. 1694-1878. Étymol. et Hist. 1. a) Ca 1050 salvetet relig. « salut » (Alexis, éd. Chr. Storey, 89); b) 1155 salveté « situation où l'on est hors de danger » (Wace, Brut, éd. I. Arnold, 12058); ca 1165 sauveté (Chrétien, Guillaume d'Angleterre, éd. A. J. Holden, 992); 2. a) 1376 salveté « juridiction jouissant d'une immunité » (Arch. nat., JJ 109, pièce 174 ds La Curne); 1721 sauveté (Trév.); b) 1964 sauveté hist. médiév. « bourgade rurale destinée à servir de refuge aux fugitifs et aux errants » (Lar. encyclop.); 3. 1899 apic. cellule de sauveté (Nouv. Lar. ill., s.v. cellule); 1975 reine de sauveté (Lexis). Du lat. médiév. salvitas « inviolabilité d'un lieu, droit d'asile » (fin xes. ds Nierm.); « lieu jouissant d'un droit d'asile » (ca 1040 à Toulouse, ibid.); « salut, sauvegarde » (Blaise Latin. Med. Aev.), dér. du lat. salvus (sauf1*). Au sens 2, cf. les topon. La Sauvetat, La Salvetat dans le Sud de la France.