× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
SÂTI,(SATI, SÂTI) subst.
HIST. DES RELIG.
I. − Subst. fém. [Dans la relig. brahmanique, en parlant d'une veuve] Celle qui pousse la fidélité conjugale jusqu'à se faire brûler vive sur le bûcher funéraire de son mari. C'est à cette époque qu'apparaît − elle est attestée en 510 par une stèle commémorative retrouvée à Éran − la coutume de la « femme fidèle » (sati) qui se fait brûler sur le bûcher funéraire de son mari. Celles des veuves qui ne suivent pas ce rite se condamnent, volontairement ou non, à une vie recluse (Hist. gén. des civilisations, t. 3, Le Moyen Âge, Paris, P.U.F., 1965, p. 63).Empl. adj. inv. Femme sati, veuve sati. (Dict. xxes.).
II. − Subst. masc. Le rite lui-même. Le sâti fut aboli en 1829 par Lord William Bentick (Rob.).
Prononc. et Orth.: [sati]. Littré, Rob. 1985: sati; Lar. Lang. fr.: sâti. Au sens II, également sutty (Rob. 1985). Prop. Catach-Golf. Orth. Lexicogr. 1971, p. 296: sati. Étymol. et Hist. 1. 1825 « sacrifice volontaire d'une veuve sur le bûcher funéraire de son mari » suttys en italiques, glosé ,,c'est le nom qu'on donne à ces sacrifices barbares`` (Abbé J. A. Dubois, Mœurs, institutions et cérémonies des peuples de l'Inde, t. 2, p. 20); 1829 suttée subst. fém. (Boiste); 1842 suttee subst. masc. (Hugo, Rhin, p. 449); 1874 sati (F. Delaunay, infra); 2. 1874 sati subst. fém. selon Littré à côté de suttee subst. masc. « veuve qui se fait brûler vive sur le bûcher funéraire de son époux » (F. Delaunay, Journ. offic., 13 janv. 1874, p. 362, 2ecol. ds Littré Suppl. 1877: Dernièrement une douzaine de veuves du rajah défunt de Judhpur s'attendaient joyeusement à s'offrir en sati sur le bûcher du prince [...] il n'y a pas longtemps, à Tamarata, un brahmane mourut; sa femme voulut être sati). Empr. au skr.satι ̄ « femme de qualité, femme chaste, épouse fidèle » (fém. de sant « qui existe, présent, vrai, réel, authentique » part. prés. de as- « être », N. Stchoupak, L. Nitti, L. Renou, Dict. skr.-fr., p. 770, 774 et 99), peut-être par l'intermédiaire de l'angl. où la transcr. suttee est plus cour., à côté de sati, satti et shuttee (1786 au sens 2, 1813 au sens 1, v. NED).