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RÉVULSIF, -IVE, adj. et subst. masc.
MÉD., THÉRAP.
I. − Adj. Qui provoque une révulsion. Propriétés révulsives; cataplasme, médicament, sinapisme révulsif. Le cautère devient dans cette circonstance un moyen révulsif, qu'on entretient pendant huit à dix jours, et qu'on renouvelle ensuite en le promenant sur d'autres points de la même région (Nélaton,Pathol. chir., t. 1, 1844, p. 42).Le traitement de la paralysie du radial, au début, comportera des applications révulsives ou vésicantes sur l'épaule et le bras (Garcin,Guide vétér., 1944, p. 132).
P. métaph. « Ponia. » [Poniatowski] Voilà l'élément révulsif qui va le faire réagir [J. Chirac]. Mais précautionneusement. Présidentialiste par nature, par formation, il ne veut surtout pas entrer en compétition ou en conflit avec le chef de l'État (Le Nouvel Observateur, 30 août 1976, p. 17, col. 1).
II. − Subst. masc. Substance ou procédé thérapeutique servant à provoquer une révulsion. La plupart des traitements systématiques conseillés comprennent l'emploi de révulsifs extérieurs (frictions d'essence de térébenthine, de vinaigre chaud...) (Nocard, Leclainche,Mal. microb. animaux, 1896, p. 305).Il prescrivit je ne sais plus quel révulsif pour décongestionner mes poumons, et promit de revenir le lendemain (Gide,Si le grain, 1924, p. 559).
P. métaph. Les sentiments excités par chacun se contrarient, et c'est, dans une certaine mesure, comme je l'éprouvai en allant chez le chef de la Sûreté, un révulsif au moins momentané et assez agissant des tristesses sentimentales que la peur (Proust,Fugit., 1922, p. 443).
Prononc. et Orth.: [ʀevylsif], fém. [-i:v]. Att. ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist. 1538 adj. « qui détourne d'un organe le principe d'une maladie qui semble s'y être fixée » ayde ... revulsive (Jehan Canappe, Le Guidon en fr., fol. 329 ds Sigurs, p. 543); 1814 subst. (Nysten). Dér. sav. du lat. revulsus, part. passé de revellere, v. révulser. Fréq. abs. littér.: 14.