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RÉVERSAL, -ALE, -AUX, adj.
DR., DIPLOM. [En parlant d'un doc., d'un acte d'assurance] Donné à l'appui d'un engagement précédent. Diplôme réversal (Ac. 1798-1878).
HIST. Lettres réversales et, subst., réversales ou réversaux. Dans l'Empire Romain germanique, décrets par lesquels un État déclarait qu'un fait, contraire à une règle générale, ne constituait pas un précédent et ne causait aucun préjudice aux usages ou aux privilèges antérieurs. Les empereurs, qui se faisaient sacrer ailleurs qu'à Aix-la-Chapelle, ont toujours donné des réversaux au chapitre de cette ville (Ac. Compl.1842).Lettres par lesquelles on faisait une concession en échange d'une autre. (Dict. xixeet xxes.).
Prononc. et Orth.: [ʀevε ʀsal], plur. masc. [-o]. Ac. 1762-1878: ré-; id. ds Littré, Rob. mais Lar. Lang. fr.: re-. Étymol. et Hist. 1594 subst. fém. plur. « lettres par lesquelles une concession est accordée en échange d'une autre » (Coutumes de Lorraine, titre V, art. 6 ds Nouv. coutumier gén., éd. Ch. A. Bourdot de Richebourg, t. 2, p. 1104). Empr. au lat. médiév.reversale, reversales literae (v. Du Cange), du lat. class. reversum, supin de revertere « revenir », v. revers.