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RUBÉFIANT, -ANTE, part. prés., adj. et subst. masc.
I. − Part. prés. de rubéfier*.
II. − Adjectif
A. − Littér. Rouge, qui rend rouge. Que chacun peigne à sa manière, l'un sombre, l'autre clair, un troisième rude et âpre, un quatrième pâle et doux, celui-ci rubéfiant comme Rubens, celui-là pur et angélique comme Raphaël (Vigny,Journal poète, 1835, p. 1031).
B. − MÉD. [En parlant d'un agent médicamenteux] Dont l'application sur la peau produit une irritation accompagnée d'une rougeur locale intense mais passagère. Cataplasme, emplâtre, médicament, révulsif rubéfiant. La rubéfaction et la vésication n'étant que des degrés différents d'une même action, le même moyen peut être, selon les circonstances, rubéfiant ou vésicant. Les emplâtres de poix de Bourgogne et les sinapismes sont souvent employés comme rubéfiants (Littré-Robin1858).
III. − Subst. masc., MÉD. Agent médicamenteux qui produit la rubéfaction; révulsif, sinapisme. L'ammoniaque est un rubéfiant. V. supra ex. de Littré-Robin, rubéfier ex. de Encyclop. méthod. Méd. et rubéfaction dér. s.v. rubéfier ex. de Verch.-Bud. 1981.
Prononc. et Orth.: [ʀybefjɑ ̃], fém. [-ɑ ̃:t]. Att. ds Ac. dep. 1835.