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RAPPROPRIER, verbe trans.
A. − Empl. trans. Nettoyer, remettre en état de propreté. Après l'office, tous deux demeuraient avec lui et l'aidaient à nettoyer un peu le fouillis des salles (...). Quand les cellules et les couloirs furent un peu rappropriés, le moine les conduisit dans le grenier (Huysmans, Oblat, t. 2, 1903, p. 262).Pour rapproprier cette vieille turne elle a réussi des prodiges! (Céline, Mort à crédit, 1936, p. 580).
B. − Empl. pronom. réfl. Se nettoyer. C'est l'heure ou l'apprenti, revenant de son travail, rentre se rapproprier un peu avant de s'en aller baguenauder sur la place (Martin du G., Vieille Fr., 1933, p. 1090).
Prononc. et Orth.: [ʀapʀ ɔpʀije], (il) rapproprie [-pʀi]. Att. ds Ac. 1935. Étymol. et Hist. 1808 pronom. se rapproprier « se nettoyer, s'ajuster, se parer » (Hautel., s.v. approprier); 1845 trans. rapproprier « nettoyer, rendre propre » (Sand, Meunier d'Angib., p. 115). Dér. de approprier « nettoyer » (s'approprier « se nettoyer » att. dep. 1808, Hautel), lui-même dér. de propre* « net, dépourvu de saleté » sur le modèle de approprier*; préf. r- (re-*); cf. FEW t. 9, p. 458b-459a.