× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
* Dans l'article "RAPLATIR,, verbe"
RAPLATIR, verbe
A. − Empl. trans.
1. Raplatir qqc.Rendre plus plat ou mettre de nouveau à plat. Il recomptait... tous les papelards un par un... et les a tous défroissés... Il les a encore raplatis (Céline, Mort à crédit, 1936, p. 667).
Part. passé adj. [Ses cheveux] joliment ébouriffés ou raplatis, selon le conseil matutinal ou vespéral de son miroir (Verlaine, Œuvres posth., t. 1, Hist. comme ça, 1896, p. 377).Part. passé subst. V. mocheté ex. de Céline.
2. Fam. Raplatir qqn.Lui ôter tout ressort, toute combativité. Combien faut-il que la routine de mon métier (...) m'ait raplati et médiocrisé (Arnoux, Double chance, 1958, p. 58).Part. passé adj. Synon. de ramolli, ramollo (pop.), raplapla (fam.).Hein! ma pauvre Fanny, disait Caoudal d'un ton blagueur en lui montrant les autres (...) quel déchet! sont-ils vieux, sont-ils raplatis! (A. Daudet, Sapho, 1884, p. 223).
B. − Empl. intrans., rare ou pronom. Devenir plus plat. Il pleuvait énormément... la campagne souffrait aussi... raplatissait sous l'hiver (Céline, Mort à crédit, 1936, p. 622).Quelque chose s'apprêtait à naître, une timide aurore de colère (...) mais ça se dégonfla, ça se raplatit (Sartre, Âge de raison, 1945, p. 117).
REM.
Raplatissant, -ante, part. prés. en empl. adj.[Corresp. à supra A 2] L'Orient, l'Égypte surtout, est un pays raplatissant pour toutes les petites vanités mondaines. À force de parcourir tant de ruines, on ne pense pas à se dresser des bicoques; toute cette vieille poussière vous rend indifférent de renommée (Flaub., Corresp., 1850, p. 162).
Prononc.: [ʀaplati:ʀ], (il) raplatit [-ti]. Étymol. et Hist. 1458 « rendre plus plat » (Arnoul Gréban, Mystère de la Passion, éd. O. Jodogne, 20943: Pour raplastir ces grosses busses), attest. isolée; à nouv. au xixes. 1850 un pays raplatissant (Flaub., loc. cit.); 1876 raplati part. passé adj. (A. Daudet, Jack, t. 1, p. 171). Dér. de aplatir*; préf. r(e)-*. Fréq. abs. littér.: 11.
DÉR.
Raplatissement, subst. masc.Action de raplatir; résultat de cette action. Ah! mon orgueil qui te paraît si grand, si tu savais combien de renfoncements et de raplatissements il éprouve à toute minute, tu le plaindrais au lieu de le haïr (Flaub., Corresp., 1846, p. 401).[ʀaplatismɑ ̃]. 1reattest. 1846 id.; de raplatir, suff. -ment1*.