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QUITUS, subst. masc.
A. − COMM., DR. [Après vérification des comptes, de la gestion par l'autorité qualifiée] Décharge donnée à un comptable de ses comptes, à un gérant, à un administrateur ou encore à un liquidateur de sa gestion. Avoir le quitus d'un compte; donner quitus à un caissier, à un comptable, à un gérant; avoir, obtenir son quitus. Le Conseiller d'État (...) priait Grévin de recevoir les comptes du régisseur et de le congédier. En trois jours, Michu se fit donner un quitus en bonne forme, et devint libre (Balzac, Tén. affaire, 1841, p. 149):
En matière commerciale, le quitus [it. ds le texte] voté par l'assemblée générale n'emporte plus exonération de responsabilité des administrateurs (...). À l'opposé, l'arrêt de quitus [it. ds le texte] rendu par la Cour des comptes produit un effet libératoire complet, couvrant la gestion effectuée par le comptable pendant toute sa carrière... Roland-Boyer1983, p. 127.
B. − P. ext. Décharge donnée à une personne de sa mission. Nous ne devons rien à personne, et il est inadmissible que tous les six mois on vienne nous réclamer par des manœuvres dolosives et à notre corps défendant, je ne sais quel quitus (Proust, Fugit., 1922, p. 633).Le mandataire étant responsable du bon accomplissement de son mandat, il est prudent pour lui, en fin de mandat, de se faire donner quitus (Lemeunier1969).
Prononc. et Orth.: [kitys]. Pt Rob.: [k(ɥ)itys]. V. questeur. Att. ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist. 1421, 23 févr. (Reg. consul. de Lyon, I, 361, Guigue ds Gdf. Compl.). Empr. au lat. médiév.quitus, quittus « libéré de toute charge, exonéré, libéré de toute dette », issu du lat. class. quiētus « en repos, tranquille, en paix ».