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PÉTROUSQUIN, subst. masc.
I. − Arg. Postérieur, derrière. Tomber sur son pétrousquin. Des girls dont l'unique talent chorégraphique consiste à savoir tortiller du pétrousquin (San Antonio, Mes Hommages à la donzelle, 1953, p.62 ds Cellard-Rey 1980).
II. − Péjoratif
A. − Paysan crédule; individu niais, rustre. Ah! ça! [à ne pas encourager les arts] vous voulez donc passer pour des pétrousquins! (Méténier, Lutte pour amour, 1891, p.247).C'est vous qui brouillez tout d'habitude et qui envoyez les invitations à tort et à travers. Et alors qui est-ce qui est embêté en voyant arriver un tas de péronnelles et de pétrousquins auxquels on ne s'attendait pas? (Claudel, Ours et lune, 1919, 2, p.603).
B. − ,,Fainéant, vaurien`` (France 1907).
C. − Synon. de pékin2. (Ds Bruant 1901, Carabelli, [Lang. pop.], s. d.).
Prononc.: [petʀuskε ̃]. Étymol. et Hist.1. 1850 «paysan crédule, badaud» (Privat d'Anglemont, Paris-anecdote, 81 ds Quem. DDL t.3); 2. 1866 «postérieur» (Delvau). D'apr. FEW t.8, p.136a, croisement de péter* et trousser*, suff. burl. -quin*; cf. troussequin «pièce de bois cintrée qui s'élève sur l'arçon de derrière d'une selle», et «derrière» (1867) ds FEW t.13, 2, p.94a et 95b, cf. aussi trousse-pet (1872), trousse-pète (1798), termes méprisants désignant un petit garçon, une petite fille «dont on a retourné le jupon par-derrière, pour l'empêcher de faire ses ordures dedans» (FEW loc. cit.). Pour Esn., le sens 1 est dér. de pétras «paysan crédule», suffixé par troussequin «postérieur»; pétras (1808) «balourd, paysan» est à rapprocher de péteux «cul» (1808, FEW t.8, p.135a), «poltron» (1803, ibid.) et au sens de «grossier» dans les dial., dans de nombreux dér.: peteron «petit cultivateur» (ibid., p.135b), peterus «homme grossier», pétasse «femme à l'esprit étroit» (ibid., p.138a), v. G. Roques, Notes d'étymologie française ds Mél. Baldinger, II, pp.585-586.