× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
PÉRÉGRIN, -INE, adj. et subst.
A.− DR. ROMAIN
1. Adj. Qui concerne l'étranger libre, lequel ne jouissait ni du droit de cité ni du droit latin. À côté du droit civil et du droit latin, il se constitua à Rome un droit pérégrin (...). En 241, on institua pour eux un préteur spécial, le préteur pérégrin (Lavedan1964).Toutes les cités pérégrines s'administraient elles-mêmes (Pell.1972).
2. Subst. masc. En 212 ou 213 ap. J.-C., les pérégrins de l'Empire romain obtinrent la citoyenneté romaine (Pell.1972).
B.− P. ext., littér., subst. masc. Voyageur, nomade, étranger. Ils me tombèrent tous sur le dos, raillant, disant qu'on connaissait mon goût, et me nommant vieux fou, Brugnon bouge-toujours, le pérégrin, l'errant, Brugnon frotteur de routes... (Rolland, C. Breugnon,1919, p. 100).
En partic. Pèlerin. Mais j'avais peu de goût pour ce pèlerinage qui contraignait le pérégrin à loger chez l'habitant (Colette, Apprent.,1936, p. 111).Le clerc ne voulut s'y rendre qu'à pied, toujours en pérégrin (La Varende, Curé d'Ars,1957, p. 57).
REM.
Pérégrinal, -ale, -aux, adj.,rare. Qui est en rapport avec le, qui a trait au déplacement, au voyage. L'homme est un être en devenir, pérégrinal : il risque de s'éparpiller dans l'espace et de se disperser dans la durée. La croyance est consolidation de son être (Lacroix, Marxisme, existent., personn.,1949, p. 110).
Prononc. et Orth. : [peʀegʀ ε ̃], fém. [-in]. Att. ds Ac. 1935. Étymol. et Hist. 1. 1remoitié xiies. « étranger » (Psautier Oxford, éd. F. Michel, 68, 11 [Ps. 69,9] : Estranges sui faiz a mes freres, e peregrins as filz de ma mere); 2. mil. xives. faucon pérégrin (Entrée d'Espagne, éd. A. Thomas, 10750 : faucons peregrin); 3. 1875 antiq. romaine « étranger vivant à Rome » (Delaunay ds J.O., 9 févr., p. 1079, 3ecol. ds Littré Suppl. 1877). Empr. au lat. peregrinus « étranger; pérégrin (p. oppos. à citoyen romain) » (cf. pèlerin). Au sens 2, cf. lat. médiév. falco peregrinus (mil. xiies., Guillelmus falconarius, éd. G. Tilander, § 47) et a. fr. faucon pelerin (T.-L., s.v. pelerin). Bbg. Pernoud (R.). Nos ancêtres les croisés. Foi Lang. 1976, p. 14. − Wind 1928, p. 98.