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PÉNÉPLAINE, subst. fém.
GÉOMORPHOL. Surface de vastes dimensions très faiblement ondulée, formée par l'érosion et comportant parfois des reliefs résiduels. Une plaine peut recevoir en principe le même type de culture, puisque c'est la même couche sédimentaire. Mais, s'il s'agit d'une pénéplaine son horizontalité cache des terrains qui seront cultivés sur la tranche des sédiments et peuvent être chimiquement très différents (Combaluzier, Introd. géol., 1961, p.131).
P. métaph. Même si son nom était largement connu, l'oeuvre d'un spécialiste ne s'ouvrait qu'à un petit nombre; les livres tout le monde les lisait: ils touchaient l'imagination, le coeur; ils valaient à leur auteur la gloire la plus universelle et la plus intime. En tant que femme, ces sommets me semblaient en outre plus accessibles que les pénéplaines (Beauvoir, Mém. j. fille, 1958, p.142).
Prononc.: [peneplεn]. Étymol. et Hist. 1903 (Nouv. Lar. ill.). Empr. à l'angl. peneplain formé, en 1889 par l'Américain W. M. Davis (v. NED Suppl.2), de pene- (du lat. paene «presque», et de plain «plaine» (de l'a. fr.).