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* Dans l'article "PÂTIS,, subst. masc."
PÂTIS, subst. masc.
A. − Vx, ANC. COUTUME. Terrain de médiocre qualité, généralement en pâture perpétuelle ou, plus rarement, en culture pour une longue durée. Les communautés lorraines possédaient patrimonialement, sous le nom de pâtis, des surfaces importantes, qu'elles laissaient à la jouissance de tous ou qui étaient périodiquement partagées entre les habitants pour les mettre en culture. Ces pâtis ou communaux ont aussi bien diminué (Guyot, Agric. Lorr., 1889, p.21).
B. − Région. (Ouest, Centre). Lande ou friche où l'on met paître les bestiaux. Et des montées, des sentes vertes, des bouquets de bois à l'écart, des larges gradins de chaumes et des pâtis tranquilles où l'on va mener les vaches (Pourrat, Gaspard, 1931, p.296):
. Mais au nord, vers Marquise, l'intensité du bombement a été poussée à tel point que ce sont les roches primaires elles-mêmes qui apparaissent (...). On a dans une échappée subite, sur la croupe nue et battue des vents qui domine les carrières de Marquise, la brusque et courte vision des landes, pâtis et ajoncs. Vidal de La Bl., Tabl. géogr. Fr., 1908, p.89.
REM.
Pâtural, subst. masc.,région. ,,Pâturage médiocre et sec, où l'on conduit les bestiaux quand on doit les retirer des bons prés, en avril, pour laisser croître l'herbe`` (Fén. 1970). On trouve encore, dans cette région [du bas Berry], le pâtural, vaste espace d'herbes folles, de buissons épineux et d'antiques souches d'arbres trapus (Sand, Mél., 1843, p.350).
Prononc. et Orth.: [pɑti]. Ac. 1694 et 1718: pastis; dep. 1740: pâtis. Homon. (il) pâtit. Étymol. et Hist. 1119 «terre inculte sur laquelle on fait paître le bétail» (Philippe de Thaon, Comput, 70 ds T.-L.: Cum guarderat [pasturel] berbiz ki nen at nul pastiz). Du lat. pop. *pastīcium, dér. de pastus «pâture, nourriture (des animaux)», de pastum, part. passé de pascere, v. paître. Fréq. abs. littér.: 21.