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PROTRACTION, subst. fém.
A.− PHYSIOL. Extension en avant d'(un) organe. Protraction de la langue. Les autres mouvements de la tête des tortues sont ceux de protraction et de rétraction : ils dépendent de la flexion et de l'extension des vertèbres cervicales (Cuvier, Anat. comp.,t. 1, 1805, p. 231).
[En phonét. physiol.] Protraction labiale. Mouvement vers l'avant des lèvres qui a pour effet d'amplifier le résonateur buccal en donnant plus de gravité au son. La bémolisation est réalisée par la protraction labiale (M. Rossi, Les Traits acoustiquesds La Linguistique, 13 janv. 1977, p. 69).
B.− MÉTR. ANC. Allongement d'une syllabe, consécutif à la syncope d'une syllabe voisine. Dans les chœurs lyriques, une longue peut, par protraction, valoir jusqu'à quatre temps de brève (Lar. Lang. fr.).
Prononc. : [pʀotʀaksjɔ ̃]. Étymol. et Hist. 1. Fin xives. [date du ms.] « délai, ajournement » (J. Goulain, Ration., B.N. 437, fo337 vods Gdf.); 2. 1551 « action de tirer en avant » (Tyard, trad. Hebrieu, Dial. II, p. 201 ds Hug.); 1805 mouvement de protraction (Cuvier, loc. cit.). Empr. au lat. protractio « prolongement » subst. verbal de protrahere (protractile*). Bbg. Quem. DDL t. 7, 8.