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PROMISSION, subst. fém.
A. − Vx ou littér. Promesse. Signe de promission. Depuis plusieurs jours, j'ai regardé ainsi mon cher Maurice dans ses lettres que j'ai mises par ordre, paquet funèbre où tant de choses sont renfermées. Ô la belle intelligence, et quelle promission de trésors! (E. de Guérin, Journal, 1840, p.391).En ce temps-là j'étais crédule Un mot m'était promission Et je prenais les campanules Pour les fleurs de la Passion (Aragon, Rom. inach., 1956, p.153).
B. − Terre de promission. Terre promise (aux Hébreux). Un tel pays, repeuplé d'une nation neuve et juive, cultivé et arrosé par des mains intelligentes, fécondé par un soleil du tropique, (...) un tel pays, dis-je, serait encore la terre de promission aujourd'hui, si la Providence lui rendait un peuple, et la politique du repos et de la liberté (Lamart., Voy. Orient, t.1, 1835, p.309).«Nous nous rendons (...) à Babylone, parce qu'en vérité le Messie est né parmi les hommes (...) et il nous rétablira dans la terre de promission». Ainsi parlaient ces Juifs (A. France, Contes Tournebroche, 1908, p.66).
P. anal. Pays abondant et fertile; endroit rêvé. Ces plateaux: terre de promission pour le blé qui, grâce à la profondeur de ses racines, n'a pas besoin d'être constamment humecté (Vidal de La Bl., Tabl. géogr. Fr., 1908, p.46).Il fallait tout perdre quand j'allais toucher la terre de promission, quand déjà dans le vent je respirais la liberté nouvelle! (Guéhenno, Journal homme 40 ans, 1934, p.172).
Prononc. et Orth.: [pʀ ɔmisjɔ ̃]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist.1. Ca 1170 terre de promissiun (Rois, éd. E. R. Curtius, p.1); 2. ca 1175 promissïon «promesse» (Benoît, Ducs Normandie, 19468 ds T.-L.). Empr. au lat. promissio «promesse», de promissum, supin de promittere, v. promettre. Fréq. abs. littér.: 11.