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POUFFANT, -ANTE, part. prés. et adj.
I.− Part. prés. de pouffer*.
II.− Adjectif
A.− [En parlant d'un rire] Qu'on essaie en vain de contenir. Se renversant au fond de la voiture, toute la figure de l'actrice n'était qu'un rire, un rire pouffant d'écolière (E. de Goncourt, Faustin,1882, p. 222).Sa dignité, sa tenue si prude, et son rire pouffant, de petite fille, tout à coup (Larbaud, Amants,1923, p. 120).
Empl. subst. Toute la soirée se passe à conter de grasses histoires, qui font éclater Flaubert en ces rires qui ont le pouffant des rires de l'enfance (Goncourt, Journal,1880, p. 69).
B.− Fam. Qui fait pouffer de rire, amusant. Blague pouffante. Ce mauvais auteur juif [Porto-Riche] se considère probablement comme un génie (...). C'est pouffant (Léautaud, Journal littér.,3, 1911, p. 58).Qu'est-ce qu'elles avaient à rire tout le temps? Elles se « tordaient », trouvaient toujours que les autres étaient « pouffants » (Mauriac, Désert amour,1925, p. 44).
Prononc. : [pufɑ ̃], fém. [-ɑ ̃:t]. Fréq. abs. littér. : 37.