| ![]() ![]() ![]() ![]() PIERRÉE, subst. fém. A. − Conduit de pierres sèches pour l'écoulement des eaux. On le draine [le terrain] afin de l'assécher et de le rendre plus compact, on emploie dans ce but des pierrées transversales avec un drain longitudinal à l'amont (Bricka, Cours ch. de fer,t.1, 1894, p.101). B. − Construction par pierrée. ,,Construction faite en jetant pêle-mêle, mais lit par lit, des cailloux ou des pierres dans des caisses`` (Jossier 1881). Prononc. et Orth.: [pjε
ʀe]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. 1669 pierrée «petit conduit pour l'écoulement des eaux» (ds Comptes des bâtiments du roi sous le règne de Louis XIV, éd. J.-J. Guiffrey, t.1, p.341); 2. 1869 (Littré: Construction par pierrée). Dér. de pierre*; suff. -ée*. Cf. l'a. m. fr. perree «mesure de capacité surtout pour grain» (1297, Cart. de S. Aubin, Arch. Côtes-du-Nord ds Gdf. −xives., et encore usité dans le département des Côtes-du-Nord, v. Gdf.), et le m. fr. pierree «dalle» (1431, Compte d'ouvrages, 6eSomme de mises, A. Tournai ds Gdf. Compl.); v. aussi perré. |