× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
PHONOLOGIE, subst. fém.
LING. ,,Science qui étudie les sons du langage du point de vue de leur fonction dans le système de communication linguistique`` (Lang. 1973). En phonologie, par exemple, on constate que le chinois, qui a des mots courts, une structure syllabique très simple et des timbres vocaliques peu variés, accorde, en compensation, un rôle différenciateur important aux tons (Perrot, Ling., 1953, p.114).Science de la face fonctionnelle des sons du langage humain, la phonologie étudie le rôle que jouent les éléments phoniques de la chaîne parlée dans la communication. Elle s'oppose en cela à la «phonétique», qui étudie les mêmes éléments phoniques, indépendamment de leur fonction linguistique (D. D. L.1976).
Prononc.: [fɔnɔlɔ ʒi]. Étymol. et Hist. 1. 1846 (Besch.: Phonologie. [...] Gramm. Traité sur les sons); 2. 1929 «science qui a pour objet l'étude fonctionnelle des sons, du langage et de leurs qualités» (Trubetzkoy ds Travaux du Cercle ling. de Prague, 1, p.85). Comp. de l'élém. formant phon(o)-* «voix» et du suff. -logie*.
DÉR.
Phonologue, phonologiste, subst.Linguiste spécialisé en phonologie. Beaucoup de phonologistes s'attachent presque exclusivement à l'acte de phonation, c'est-à-dire à la production des sons par les organes (larynx, bouche, etc.), et négligent le côté acoustique (Sauss.1916, p.63).Aussi les sons du phonéticien et les unités du phonologue ne se recouvrent pas. Le phonologue ne doit envisager en fait de son que ce qui remplit une fonction déterminée dans la langue (N. S. Troubetzkoy, Princ. de phonol., Paris, Klincksieck, 1964, p.12).Phonologiste semble actuellement moins empl. que phonologue. [fɔnɔlɔg]; [fɔnɔlɔ ʒist]. 1resattest. a) 1916 phonologiste «phonéticien» (Sauss., loc. cit.), b) 1933 phonologue (N.S. Trubetzkoy, La Phonologie actuelle ds J. de psychol., 30, nos1-4, p.229, note 3); de phonologie, suff. -iste* et élém. formant -logue*.
BBG.Bibeau (G.). Introd. à la phonologie générative du fr. Montréal-Bruxelles-Paris, 1975, 178 p._Ét. de phonologie fr. Éd. par B. de Cornulier et Fr. Dell. Paris, 1978, 150 p._Francard (M.). Aspects de la phonologie générative du fr. contemp. Louvain, 1975, 192 p._Gougenheim (G.). Réflexions sur la phonologie hist. du fr. In: [Mél. Troubetzkoy (N. S.)]. Prague, 1939, t.8, pp.262-269. _Quem. DDL t.26 (s.v. phonologue). _Schane (S. A.). Sur le degré d'abstraction de la phonologie du fr. Langages. Paris. 1973, no32, pp.27-38.