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PATRICOTER, verbe intrans.
A. − Rare. Se livrer à des patricotages (infra dér.). Il est question de l'élection de Lemaître, élection toute patricotée avec l'intermédiaire d'Halévy (Goncourt, Journal, 1895, p.810).Ces deux jeunes femmes qui patricotent... que ma vie était pure quand j'étais loin du gynécée! (Montherl., Démon bien, 1937, p.1344).
B. − Arg. Danser, remuer (les jambes). Les danseurs patricotent des jambes (Virmaitre, Dict. arg. fin-de-s., 1894, p.209).V. aussi France 1907.
Prononc.: [patʀikɔte]. Étymol. et Hist.1. 1732 «se livrer à des patricotages» (Marivaux, Triomphe de l'Amour ds Théâtre, Duvignet 1830 t.4, p.342: Cette dame que vient-elle patricoter ici? −C'est qu'Agis a pris son coeur dans une promenade); 2. 1894 arg. (Virmaitre, loc. cit.). Terme largement att. dans les dial. de l'Est, prob. comp. du rad. onomat. patt-, v. aussi patois, et de tricoter* d'abord «battre», puis «manier» (cf. FEW t.8, p.41b et 47b).
DÉR.
Patricotage, subst. masc.Intrigue, manoeuvre suspecte. (Dict.xixes., Lar. 20e, Quillet 1965). [patʀikɔta:ʒ]. 1reattest. 1611 «intrigue» (Cotgr.); de patricoter, bien que celui-ci soit attesté plus tard; suff. -age*. V. également le subst. patricot, patrigot de même sens, att. souvent dans l'Est et le Sud-Est (FEW t.8, pp.41b-42a).