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PASTELLER, verbe trans.
A. − Dessiner au pastel. Au-dessus [du meuble de Boule], un peu incliné, se penche dans une harmonie de poudre, de jaunes dentelles, (...) un portrait de femme inconnue, pastellé par La Tour (E. de Goncourt, Mais. artiste, t.1, 1881, p.350).
B. − P. anal. Pasteller de.Donner à quelque chose la teinte délicate, veloutée du pastel. Sous la pâleur chaude de son teint, transparaissait ce rose du sang qui paraît fleurir et pasteller de carmin la joue des juives (Goncourt, Man. Salomon, 1867, p.207).
Au part. passé en empl. adj. Qui a la douceur, la pâleur des couleurs d'un pastel (v. pastel2C 1). Cette image de vous si pâle et pastellée, Je l'ai brutalement brisée entre mes doigts (Régnier, Prem. poèmes, Apaisement, 1886, p.102).
Prononc.: [pastεle], [-te-]. Étymol. et Hist. 1855 au part. passé «fait au pastel» (Goncourt, Journal, p.165: dessins fusinés et pastellés); 1867 p.anal. «colorer comme avec du pastel» (Id., Man. Salomon, p.207). Dér. de pastel2*; dés. -er. Pasteller «teindre (les laines) avec le pastel», att. de 1622 (R. François [E. Binet], Essay des merveilles de la nature, p.387 ds IGLF) à 1671 (Pomey) est dér. de pastel1*. Bbg. Gall. 1955, p.361.