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PARADOXISME, subst. masc.
A. − RHÉT. Alliance de mots antithétiques choisis pour exprimer de manière frappante, souvent brillante, une idée, une opinion qui heurte la logique. (Dict. xixes.):
. ... Gilbert (...) persiflant Laharpe et jaloux de sa qualité d'académicien, nous dit plaisamment qu'il Tomba de chute en chute au trône académique. «Mon Apologie» (1775). Ici, pour que le paradoxisme soit entendu, l'effacement de la métaphore est nécessaire: on ne retient plus, dans «tomba de chute en chute» que l'idée morale de dégradation, et cette dégradation (...) peut frapper la condition même du souverain. Morier1975.
B. − MÉDECINE
Paradoxisme infantile. Synon. paradoxie.,,Précocité anormale des fonctions génitales chez l'enfant, qui s'observe notamment dans certains états pathologiques endocriniens`` (Méd. Biol. t.3 1972).
Paradoxisme sénile. ,,Exagération pathologique de l'érotisme chez le vieillard, se traduisant le plus souvent par une tendance à l'exhibitionnisme ou par des tendances perverses coïncidant avec un affaiblissement du désir sexuel normal`` (Méd. Biol. t.3 1972).
REM.
Paradoxiste, subst. masc.,rare. Celui qui manie volontiers le paradoxe. Regardez-y de près et vous verrez que ceux qui parlent avec certitude du néant sont ou des brutes, ou des personnes d'un caractère futile, ou des paradoxistes, ou des hommes d'un génie étroit et ignorant (Chateaubr.,Mém., t.1, 1848, p.629).
Prononc. et Orth.: [paʀadɔksism̭]. Att.ds Ac. 1835, 1878. Étymol. et Hist.1784 (Encyclop. Méthod. Gramm. et litt., t.2: Paradoxisme: Imitation du Paradoxe, comme Hébraïsme signifie Imitation de l'hébreu. C'est un terme que j'ai ôsé faire par analogie, pour une figure très-réelle qui avoit besoin dans notre langue d'un nom distinctif et convenable). Dér. de paradoxe*; suff. -isme*.