× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
PARABASE, subst. fém.
HIST. DU THÉÂTRE. Partie d'une comédie grecque hors de l'action, dans laquelle le coryphée s'adressait directement au public pour lui exposer les intentions ou les opinions de l'auteur. Plus singulière encore est la «parabase» qui suspend le jeu comique et n'apparaît en général qu'une fois vers le premier tiers de la comédie (Hist. des litt., t.1, 1955, p.402 [Encyclop. de la Pléiade]).
P. anal., littér. Digression dans laquelle un auteur fait connaître ses opinions personnelles. Le peintre de la comédie mondaine quitte un moment ses personnages et parle en son nom, se livre à une parabase, dénonce avec imagination un déserteur de l'intelligence (Thibaudet, Réflex. litt., 1936, p.196).
Prononc. et Orth.: [paʀaba:z], [-bɑ:z]. Att. ds Ac. dep. 1878. Étymol. et Hist. 1819 (Boiste). Empr. au gr. π α ρ α ́ β α σ ι ς «action de franchir; action de se détourner de, digression; action de marcher», en partic. «jeu de scène du choeur de la comédie s'avançant vers les spectateurs», puis au sens du français.