× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
PACANT, subst. masc.
Vx, pop. Paysan, homme grossier, lourdaud. Les demi-pacants, les riches paysans sont enragés; et contre qui? et où est la force réelle? (...) Mais bon Dieu! vous êtes abhorrés par toute la canaille; comment ne le voyez-vous pas? (Stendhal, Corresp., 1818, p.61).Il n'était question que du sans-pareil, le gaillard aux membres d'acier, un paysan aussi, lui! car de semblables plantes ne poussent qu'au milieu des champs fécondés par les eaux fraîches des rivières et par les purs rayons du soleil! Il chassait de race, ce pacant! Aussi dur que le silex du sol natal (Cladel, Ompdrailles, 1879, p.247).
Prononc. et Orth.: [pakɑ ̃]. Att. ds Ac. 1798-1878. Étymol. et Hist. 1. 1567 pagan «paysan» (arg. de malfaiteurs de Suisse romande ds B. du Gloss. des patois de la Suisse romande t.2, 1903, p.69); ca 1570 à Metz pacant «homme du pays» (Carloix, Mém. de Vieilleville, l. V, ch. XIII ds Gdf.); 1725 «paysan» (Grandval, Le Vice puni, ou Cartouche, 109 ds IGLF, v. FEW t.16, p.607a, 608a, note 1 et Esn.); 2. 1790 «homme grossier, rustre» ([A.-F. Lemaire], Seconde lettre bougrement patriotique du véritable P.Duchesne, p.1). Orig. obsc. Un empr. à l'all. arg. Packan (att. au xviies. ds Weigand) «assaillant, poursuivant», impér. subst. de anpacken «saisir» (suggéré par Behrens, Beiträge zur französischen Wortgeschichte und Grammatik, 1910, p.196 et repris par REW1-3, 6137, Bl.-W.1-5et FEW t.16, pp.607-608) s'explique difficilement en raison de la très large répartition du mot dans toute la France aux sens de «paysan» et de «rustre», v. FEW t.16, p.607 (Wartburg l'explique par la rapidité avec laquelle les mots d'arg. se propagent). Une survivance du lat. paganus «de la campagne, paysan» (v. païen) devenu pagan, puis, pour des raisons d'expressivité, pacan, pacant «paysan grossier, rustre» (hyp. de R. Sindou ds Mél. Séguy (J.), t.2, pp.347-365) se heurte à la quasi disparition de pagan «paysan» en occitan (FEW t.7, p.466a) et supposerait un traitement particulier de [g] devant [a] dans le domaine d'oïl, et le maintien du sens lat. de «paysan» pour un mot qui n'aurait survécu qu'oralement.