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PÉDANTERIE, subst. fém.
A. − Vx, fam., péj. Profession de pédant de collège. Il se ressent de la pédanterie (Ac.1798-1935).Il a quitté la pédanterie (Ac.1835).
B. − Littér. Caractère, comportement d'un pédant. Synon. affectation, pédantisme; anton. naturel, simplicité.Discours plein de pédanterie; haïr, sentir la pédanterie; pédanterie choquante, insupportable, ridicule. Dans notre siècle où la science a fait de si grands pas et créé tant de prodiges, la pédanterie est un ridicule complètement ignoré de nos illustres savants (Chateaubr., Natchez, 1826, p.106).Gisèle avait énoncé cet axiome sans pédanterie aucune, mais avec une gravité charmante (Gide, Geneviève, 1936, p.1367):
. Alors il lui expliqua avec beaucoup de pédanterie qu'à l'armée il faut appartenir à un corps et porter un uniforme, faute de quoi il est tout simple qu'on vous prenne pour un espion. Stendhal, Chartreuse, 1839, p.58.
P. méton.
Une pédanterie. Une parole, un acte de pédant, une marque de pédantisme. Pédanterie assommante, ridicule. Il semblait éviter de parler littérature, comme d'une pédanterie (J.-J. Ampère, Corresp., 1826, p.396).Puis, il lui nommait les espèces, avec une pédanterie joyeuse: les zostères, d'un vert tendre, pareilles à de fines chevelures (...); les ulves aux feuilles de laitue larges et minces (Zola, Joie de vivre, 1884, p.862).
La pédanterie. L'ensemble des pédants. On se rit des sophismes ridicules de la pédanterie (Raymond1832).Pourvu (...) qu'elles [les orientations] soient prises comme des orientations et que la pédanterie ne leur prête pas une rigueur qu'elles ne possèdent aucunement (Univers écon. et soc.,1960, p.41-6).
Prononc. et Orth.: [pedɑ ̃tʀi]. Ac. 1694, 1718: pedanterie; dep.1740: pédanterie. Étymol. et Hist.1. 1560 pedenterie «caractère, manière de penser, de parler du pédant» (E. Pasquier, Pourparler du Prince ds OEuvres, Amsterdam, 1723, t.1, col. 1028); 2. 1611 «caractère de ce qui est pédant» (Cotgr.). Dér. de pédant*; suff. -erie*. Fréq. abs. littér.: 72.