× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
NOUVEAU-NÉ, NOUVEAU-NÉE, adj. et subst.
(Enfant) qui vient de naître. Vagissements, cris d'un (enfant) nouveau-né; soins à donner aux nouveau-nés; réflexes propres aux nouveau-nés. Busembaum et le commissaire, faisant la fille de pharaon, développèrent la toile et découvrirent un enfant tout nouveau-né (Borel,Champavert, 1833, p.31).Il caressait sur la joue les nouveau-nés que lui tendaient (...) les mères joyeuses (A. France,Balth., Laeta acilia, 1889, p.108):
. Tous les pères qui ont foi dans les Fées étaient venus, chacun apportant son nouveau-né dans ses bras. Baudel.,Poèm. prose, 1867, p.95.
MÉD. Enfant de la naissance à la chute du cordon ombilical (d'apr. Lar. méd., Garnier-Del. 1972).
P. anal. [En parlant du petit d'un animal] [Les bergers de Ribera] offrent ce qu'ils possèdent (...) un petit chevreau nouveau-né (Gautier,Guide Louvre, 1872, p.63).N'avais-je pas éprouvé, une fois, ce vague attendrissement à la vue de chats nouveau-nés? (Frapié,Maternelle, 1904, p.16).
Au fig. Hélas! il [le recueil des Feuilles d'Automne] sort des tempêtes publiques. Le froid, la pluie, et mille éclairs obliques L'ont assailli, le pauvre nouveau-né (Hugo,Chants crépusc., 1835, p.105).L'ombre remue au long des murs silencieux: C'est le soir nouveau-né qui bouge dans ses langes (Rodenbach,Règne silence, 1891, p.28).Déjà le haut de la tranchée s'est orné d'herbe vert tendre et il y a, dans les frissons nouveau-nés de cette herbe, des fleurs qui s'éveillent (Barbusse,Feu, 1916, p.180).
Rem. Certains aut. accordent nouveau: Une jeune servante, vue de dos, tenant la nouvelle-née, qui élève vers le ciel ses petites mains roses (Gautier, op. cit., p.115). J'ai humé l'haleine des nouveaux-nés (Moréas, Cantil., 1886, p.191).
Prononc. et Orth.: [nuvone]. Att. ds Ac. dep. 1694. Au fém. une petite fille nouveau-née; au plur. des nouveau-nés, des petites filles nouveau-nées (Ac.). Certains aut. font l'accord. V. supra rem. Étymol. et Hist. Ca 1225 (Huon de Bordeaux, éd. P. Ruelle, 5093: nes et purs com s'il fust noviax nés). De nouveau* et de (naître*). Fréq. abs. littér.: 382. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 483, b) 500; xxes.: a)685, b) 531.