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NITÉE, subst. fém.
Synon. vx ou région. (notamment Canada) de nichée.L'oiseau qui couve sa nitée sous un buisson, bien à couvert (M. de Guérin, Journal,1834, p. 206).
P. anal., fam. Je me trouve maintenant isolé au milieu de Paris. Cette nitée d'amis que j'avais rue de Vaugirard s'est envolée et dispersée (M. de Guérin, Corresp.,1834, p. 170).L'hiver venu, toute la nitée envahit les chambres de l'étage pour qu'on n'eût pas à chauffer deux maisons, les deux familles serrées l'une contre l'autre pour se mieux défendre contre la meute de l'hiver (Ringuet, Trente arpents,1938, p. 210 ds Richesses Québec 1982).
Prononc. et Orth. : [nite]. Att. ds Ac. 1798-1878. Étymol. et Hist. 1668 (J. de La Fontaine, L'alouette et ses petits avec le maître d'un champ ds Fables, 1, 4, 22). Dér. irrégulier de nid*, suff. -ée*, la forme la plus anc. et la plus répandue dans les parlers est niée (dep. le xiiies.), cf. aussi nittée « bande de malfaiteurs » (1527) et niée « troupe de mauvaises gens » (av. 1278) ds FEW t. 7, p. 121a; le mot est chez La Fontaine un régionalisme de Champagne. Bbg. Barb. Misc. 29 1944-52, pp. 436-437.