× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
* Dans l'article "MÂCHURER2,, verbe trans."
MÂCHURER2, verbe trans.
A. − Meurtrir, provoquer des contusions par écrasement.
Blessure, plaie mâchurée. Écrasée sur les deux bords (v. mâchure B). La blessure se dessine en relief, avec une extraordinaire netteté, elle est mâchurée (Bernanos,Mouchette,1937, p. 1280).
B. − Imprimer une marque profonde, entailler généralement avec les dents
1. dans la chair et, p. ext., dans une matière peu résistante. Il tenait à la main une sorte (...) de balai, dont il mâchurait puis crachait les pétales (Gide,Journal,1914, p. 465):
. ... le loup continuait à manger la porte. Il ne put l'entamer beaucoup, elle était solide ; mais il la mâchura de manière à y laisser ses traces. Je ne crois pas qu'il eût de mauvais desseins. Peut-être était-ce un jeune sujet qui voulait faire ses dents sur le premier objet venu... Sand,Hist. vie,t. 4, 1855, p. 33.
2. sur un objet en le comprimant exagérément. Synon. entamer, lacérer.La corde avait porté nécessairement sur la buffleterie et l'avait vigoureusement mâchurée (Balzac,Tén. affaire,1841, p. 146).Des côtes parsèment le sol comme de vieilles cages cassées, et, auprès, surnagent des cuirs mâchurés, des quarts et des gamelles transpercés et aplatis (Barbusse,Feu,1916, p. 290).
P. anal. Marquer fortement, creuser comme par une blessure, une meurtrissure profonde. Ce regard éteint, cette face mâchurée par une fatigue de mauvais aloi (Estaunié,Ascension M. Baslèvre,1919, p. 282).Il tendait en avant sa vieille tête mâchurée de rides (Giono,Chant monde,1934, p. 244).
Prononc.: [mɑ ʃyʀe], [ma-], (il) mâchure [-y:ʀ]. Étymol. et Hist. 1. a) 1496 «meurtrir» (A. de La Vigne, Moralité de l'Aveugle et du Boiteux, Jacob, Rec. de farces [sotties et moralités, 1859], p. 230 ds Gdf.); 1611 part. passé adj. «noir, bleu par une contusion» (Cotgr., cf. FEW t. 6, 1, p. 68a); b) 1867 technol. «marquer, laisser une trace par une forte pression» (Littré); 2. 1840 «déchirer, mettre en lambeaux» (Ac. Compl. 1842). Dér. de mâchure* (FEW, loc. cit.); dés. -er. Fréq. abs. littér.: 13.
DÉR.
Mâchurage, subst. masc.Action d'écraser, de meurtrir, de hacher menu; résultat de cette action. C'est dégoûtant (...) Tout ce mâchurage-là. D'abord les branches (...) Ça va bien en colline mais, en terre grasse, vous voyez ça, ce hachis (Giono,Lanceurs graines,1943, I, 5, p. 120). [mɑ ʃyʀa:ʒ], [ma-]. 1reattest. 1943 id.; de mâchurer2, suff. -age*.