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Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

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MONÈRE, subst. fém.
BIOL. ,,Organisme monocellulaire dépourvu d'enveloppe et formé d'une petite masse de protoplasme homogène sans noyau`` (Garnier-Del. 1972). On n'a pu constater l'existence d'un noyau chez certains Amiboïdes que Haeckel rangeait (...) dans sa classe des Monères (E. Perrier, Zool., t.1, 1893, p.418).Les transformistes d'hier plaçaient une ou plusieurs cellules à la base de l'arbre ou de la forêt des espèces: volontiers, ils parlaient de l'amibe ou de la monère primordiale. Mais nous comprenons bien à présent qu'il ne saurait être question de se figurer cellulairement le début du règne animé (Cuénot, J. Rostand, Introd. génétique,1936, p.84).
Prononc.: [mɔnε:ʀ]. Étymol. et Hist. 1873 (Ch. Robin, Anat. et physiol. cellulaires, Paris, p.282). Empr., par le zoologiste all. E. Haeckel (1866, Generelle Morphologie der Organismen, Berlin, t.1, p.135), au gr. μ ο ν η ́ ρ η ς «seul, unique; simple».